
La chronique est défrayée en République démocratique du Congo autour du débat sur soit le changement ou la révision de l’actuelle Constitution du 18 février 2006, telle que modifiée et complétée à ce jour. Ce débat embarque plus d’un congolais et n’arrête pas de passionner les âmes bien nées à l’instar de Monsieur Éric MASAMBA MAZOLA, qui s’illustre en homme providentiel porteur des propositions pertinentes quant à la manière de faire avancer le pays avec une probable re-visitation de l’actuelle Constitution.Loin des tendances et des connotations politiques, ce digne fils du pays, Maître en Économie et Gestion des Pays en Voie de Développement, et Maître en Management Public de l’école de Commerce SOLVAY/ ULB, soutient la relecture de ladite Constitution afin de la rendre inclusive, répondant aux besoins essentiels de l’homme congolais et gage d’une paix durable.Pour commencer, Monsieur MASAMBA Eric propose dix commandements à codifier dans ce qui va être la nouvelle Constitution.Il s’agit premièrement du principe de laquadri-polarisation socio-politique et hiérarchique du pouvoir politico-administratif. A l’en croire, ce principe donne lieu à une représentation équitable sur les quatre Régions linguistiques qui composent la RDC.En effet, il suggère que le Président de la République soit secondé par 3 ou 4 Vice Présidents (1+3) ou (1+4), tous représentants les différentes Régions linguistiques notamment, le Lingalaphone, le Kikongophone, le Tshilubaphone ainsi que le Shwahiliphone ; une expérience qui doit être dupliquer jusqu’à l’échelon national le plus bas. Ǫuant aux niveaux DES PROVINCES, ce dernier suggère que 80% des postes faisant objet de nominations (Entreprises du portefeuille, la fonction publique, etc.) doivent être exclusivement réservés aux ressortissants desdites Provinces. S’agissant du Parlement national, il souhaite voir s’appliquerMONOCAMÉRALISMEoù, le Président du Parlement est également secondé par 3 ou 4 Vice Président, tous représentants d’autres Régions linguistiques de la RDC.Il estime que les Parlements provinciaux et leSénatsontbudgétivoreset suggère leurs abolitions.En second lieu, monsieur Éric MASAMBA propose aussi l’introduction du principe de la DÉMOCRATIE ARITHMÉTIǪUEou Mathématique qui selon lui, est plus démocratique que l’ancienne version au vu de l’inégalité du poids démographique entre nos quatre Régions linguistiques.Partant du fond de cet arithmétique, les sièges de l’Assemblée nationale doivent être réservés pour chacune des Régions linguistiques en raison d’un quota de 25%. Ainsi, favorisant l’équilibre et l’équité. Cette pratique devrait être calqué ainsi de suite jusqu’à l’échelon local le plus bas. De surcroit, toutes les 26 provinces seront respectivement représentées selon leurs affinités en quatre groupes linguistiques. Concrètementparlant, nous aurons4 Gouverneurs ou 4 Ministresdélégués de la Présidence en tête des 4 Régions et 26 Vice- Gouverneurs.Parlant dumandat électif, l’homme à la vision éclairée, Éric MASAMBA MAZOLA, pense qu’il faut mettre en place un septennat du social soit, UN MANDAT UNIǪUE DE SEPT ANS, non renouvelable et ROTATIF ENTRE LES ǪUATRE RÉGIONS linguistiques en vue de permettre à chaque groupe régionale de participer à la gestion de la res-publica.Autre commandement se rapportant ausystème électoral, qu’il met en exergue la préservation de la paix, la stabilité ainsi que l’évitement des crises permanentes et chroniques au lendemain des votes.Dans ce chapitre, Éric MASAMBA MAZOLA, propose que les élections Présidentielles, Législatives Nationales soient organisées en mode de SUFFRAGE INDIRECTE.Ce système électoral indirect ascendant qu’il propose suggère des solutions que posent les conflits des élections en RDC. Il sera question dans cette optique que les élus de la base ( lesgrands électeurs)votent le Président de la République et les parlementaires nationaux, lesquels élus émanent du vote direct par la base et intervenants pour la crédibilisation des élections indirectes.Ǫuatrièmement, l’inscription dans la nouvelle Constitution que laJUSTICEest le fondement de la nation. Ce principe permet de codifier la corruption et toute compromission émanant des membres du corps de la justice, de l’avocature, de l’enseignement, du corps médical, de la police , de l’armée et consorts de la fonction publique soient objet de poursuites d’atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.En effet, tous de ce corps , leur garantir d’une formation permanente (andragogie), d’un meilleur cadre de travail ainsi qu’une bonne rémunération pour s’assurer d’un meilleur rendement et feedback attendus.Le cinquième commandement est celui de la NATIONALITÉ CONGOLAISE.Cette épineuse question ne doit pas être en reste au regard de ce qui se passe sous d’autres cieux et surtout de l’apport considérable de nos frères de la diaspora dans le secteur socio-économique et financier.De l’avis de Monsieur Éric MASAMBA MAZOLA, la nationalité devrait être inscrite dans la nouvelle constitution faisant celle -ci d’un principe d’inaliénabilité.En effet, la nationalité congolaise d’origine, de naissance liée à l’ascendance est inaliénable pour lui. Car, lié au Clan et à l’Ethnie. Ce qui signifie que les congolais d’origine peuvent acquérir d’autres nationalités (….) sans affecter leurs origines et sans crainte de se soustraire à la Justice. Il ne voit pas en temps actuel une double nationalité avec nos pays voisins immédiats quant aux multiplicité des problèmes frontaliers et desdifficultés de la maîtrise des mouvements migratoires. Ainsi, les fonctions de souveraineté sont dédiés exclusivement aux congolais d’origine et ne détenant pas concomitamment une co-nationalité.En sixième lieu vient le principe d’IMPÔT GLOBAL à TAUX UNIǪUE (ITU). Une sorte de panier fiscal unique qui vient frapper toute transaction d’activités dans une plage du taux négociable de 1% à 8% pour les revenus inférieurs à 300.000 USD généré annuellement et qu’il faut impérativement codifier dans la constitution .Pour Éric Masamba Mazola, ceci servira d’une solution qui assure le bon climat d’affaires en éradiquant la multiplicité de l’ancienne arsenal fiscal qu’il qualifie de spoliateur. Il motive sa position par le fait que l’ancien système fiscal spolie les investisseurs d’où la fuite des capitaux, faiblesse d’investissements nationaux qu’étrangers ; favorisant ainsi, l’économie informelle et la fraude fiscale à grande échelle appauvrissent la caisse de l’état. L’argent est plus important pour celui qui le génère.Au septième point, il a épinglé leplan stratégique pour le Développementde l’économie.Il poursuit son exposé en ce sens que, ce principe soit inscrit dans la nouvelle Constitution que le développement doit être avant tout HUMANITAIRE et classant les denrées au premier ordre : L’électricité et l’eau, l’agriculture en raison du potentiel des terres arables disponibles et des terres fertiles susceptibles de faire de la RDC un puissant mondial en alimentation.Martelant dans son exposé que nos produits du sol et du sous-sol doivent impérativement subir une transformation avant toute exportation pour une plus value.En outre, La DIPLOMATIE DE DÉVELOPPEMENT qui vient en huitième lieu pour permettre à nos Diplomates d’être des apporteurs dynamiques d’affaires. Il s’agit ici de mettre en avant le principe d’échanges économiques et de la réciprocité favorisant le développement de bonnes relations de solidarité sud-sud, Nord- Sud et Asie entre les Etats, entre les peuples et garantir les générations futures.Pour ne pas oublier d’autres couches de la société, Monsieur Éric MASAMBA MAZOLA estime que l’insertion dans la nouvelle Constitution du principe de lacréation d’une BANǪUE pour les jeunes et pour l’autonomisation de la femme vaut son pesant d’or.Enfin, en dernier lieu, il a également évoqué leSYSTÈME ÉDUCATIFqui nécessite selon lui s’adapter aux besoins de productions et de consommations du pays qu’il faudrait inscrire dans la nouvelle constitution. Surenchérir également la nécessité de valoriser dans l’enseignement, les langues du pays ainsi que de la maîtrise élémentaire de celle du pays voisin le plus proche pour doper nos échanges commerciales.Pour conclure, Eric MASAMBA , nous invite à mieux maîtriser la parole de Dieu et la mettre en pratique. Car, le Joseph de la Bible a bien démontré qu’il est impossible et illusoire de prétendre de gérer une grande nation en y mettant le Livre Sacré (Bible) dans les tiroirs.