Kongo central : l’Administration du territoire de Moanda au cœur d’une tempête administrative

par Redaction

Kongo central : l’Administration du territoire de Moanda au cœur d’une tempête administrative

La gestion administrative et sécuritaire du territoire de Moanda, dans la province du Kongo-Central, est au cœur d’une vive controverse impliquant l’administratrice du territoire, Madame Amina Panda Kani Laka.

Contestée par une frange importante de la population depuis la fin de l’année 2025, elle est accusée de mauvaise gouvernance et de conflits internes ayant plongé l’administration territoriale dans un climat de tension et de désorganisation.

Face à la gravité des accusations portées contre elle, l’AT principale a été convoquée successivement par l’autorité provinciale du Kongo-Central puis par le ministère de l’Intérieur à Kinshasa afin de fournir des éclaircissements. Durant cette période, son absence prolongée a créé une confusion dans la gestion du territoire.

 

Alors que les usages administratifs exigent qu’un intérim soit validé par l’autorité provinciale, deux décisions contradictoires ont été prises. Le gouverneur de province a officiellement désigné Nikolas Kinduelo Ndombasi, Administrateur de territoire assistant chargé des questions politiques et administratives (ATA/POLAD), pour assurer l’intérim. De son côté, Amina Panda a, à son tour, délégué l’ATA chargé des finances et de l’économie pour assumer la même responsabilité. Cette double désignation a été perçue comme un acte de défiance à l’égard de l’autorité provinciale, aggravant la confusion au sein de l’administration territoriale.

 

Dans ce contexte, des rumeurs ont circulé à Muanda faisant état d’un prétendu coup de force administratif attribué à l’ATA/POLAD. Ces allégations ont été démenties par plusieurs sources locales, qui rappellent que Nikolas Kinduelo Ndombasi a été régulièrement désigné par le gouverneur et agit dans un cadre légal, en attendant la décision définitive des autorités compétentes.

Malgré ces tensions, un calme relatif est observé sur le plan sécuritaire, grâce à la collaboration entre les autorités du territoire, la Police nationale congolaise et la population.

Des agents de l’administration accusent toutefois Madame Amina Panda d’être à la base d’un profond désordre administratif. Ils affirment notamment que des agents de services de messagerie et de téléphonie ont été chassés de leurs bureaux pour être remplacés par une cellule de communication non reconnue dans l’organigramme du territoire, et que plusieurs agents travaillent désormais sous les arbres alors que les locaux prévus pour l’administration auraient été occupés illégalement sur instruction de l’AT principale. Ils évoquent également un climat de rancune et de conflits permanents depuis sa prise de fonctions.

 

Alors que des rumeurs annoncent un éventuel retour de Madame Amina Panda à son poste après son audition, une partie de la population de Moanda se dit déterminée à s’y opposer, estimant que son maintien risquerait de replonger le territoire dans une instabilité durable.

 

 

Pelo Kevani

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